Les FARC insistent sur la présence de Piedad Cordoba et Gustavo Moncayo pour libérer Pablo Emilio Moncayo

 

Les FARC insistent sur la présence de Piedad Cordoba et G. Moncayo pour libérer Pablo Emilio Moncayo

De plus, ils ont annoncé leur intention de remettre Josué Daniel Calvo, un soldat pris en otage le 20 avril dans El Encanto, Meta.

Le groupe armé ne s'oppose pas à la présence de la Croix Rouge ni à celle de l'Eglise Catholique pour la libération.

" Nous voulons le libérer avec la garantie que sur le chemin de sa liberté nous ne rencontrions pas de difficultés ou que ne se créent des situations que plus tard nous ayons à regretter ", écrit l'Etat Majeur des FARC dans leur communiqué envoyé à la rédaction de Anncol.

Cette guérilla fit cette annonce dans une " lettre ouverte " dirigée " aux familles du soldat Josué Daniel Calvo Nunez ", pris comme otage lors d'un affrontement survenu le 20 avril dernier, et diffusée au travers d'Anncol, un site sur internet qui publie des informations de la guérilla.

Le groupe armé illégal a expliqué que Calvo Sanchez est tombé dans leurs mains au cours d'un affrontement avec l'Armée dans la ferme El Encanto, dans le département du Meta, mais que ce n'est pas dans sa politique " de retenir des soldats, des agents de police ou des infants de marine " pour leur offre d'échange d'otages contre des guérilleros prisonniers. " Dans cet esprit nous visons ceux qui exercent des fonctions de commandement ", ajouta-t-il.

Aussi " nous voulons le libérer avec la garantie que sur le chemin de sa liberté nous ne rencontrions pas de difficultés ou que ne se créent des situations que plus tard nous ayons à regretter ", ajouta la missive, signée par " le Secrétaire de l'Etat Majeur Central des FARC-EP ".

C'est pour cela que les FARC insistent sur la proposition faite en avril, quand ils ont annoncé la libération de Moncayo, qui stipule que les otages soient remis à une commission présidée par Cordoba, en tant que membre de l'organisation civile Colombiennes et Colombiens pour la Paix, et Gustavo Moncayo.

Cependant, le Président colombien Alvaro Uribe a seulement autorisé l'Eglise Catholique et la Croix Rouge à accueillir les otages.

Le groupe de guérilleros a assuré dans la lettre qu'ils ne s'opposent pas à la présence de ces deux organismes, bien qu'il la considère " insuffisante ", et c'est pourquoi il a fait remarqué que " la remise se fera personnellement aux compatriotes mentionnés ", faisant référence à Cordoba et Moncayo.

Pablo Emilio Moncayo, dont la libération fut annoncée par les FARC en avril, fut séquestré le 21 décembre 1997, âgé de 18 ans et faisant son service militaire comme caporal dans une base de communications de l'Armée dans la montagne de Patascoy, dans le département de Narino.

EFE