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PABLO EMILIO
OTAGE de la guérilla des FARC durant

12 ans 3 mois et 9 jours

 

 

Fiche de présentation

Pablo Emilio Moncayo Cabrera, caporal de l’armée colombienne, est otage des FARC depuis le 21 Décembre 1997, après que la guérilla ait attaqué la base de communication de Patascoy (département de Nariño – Sud Ouest de la Colombie), le capturant ainsi que dix-sept autres militaires. Seize d’entre eux ont été libérés le 28 Juin 2001, à la suite d’un accord humanitaire signé avec le Président Pastrana. Mais Pablo Emilio et Jose Libio Martinez, les deux sous-officiers, sont restés aux mains des FARC. Juste avant Noël prochain, ils termineront leur onzième année de séquestration, ce qui fait d’eux les plus anciens otages de la planète selon l’organisation Pais Libre. Triste distinction.

Gustavo Moncayo, le père de Pablo, Professeur de Sciences Sociales à Sandona, lutte sans relâche, depuis la capture de son fils, sacrifiant tout pour obtenir sa libération et celle de ses camarades d’infortune. Il a multiplié les démarches auprès des autorités colombiennes, a rencontré à plusieurs reprises des responsables de la guérilla, effectué de nombreuses actions d’éclat pour attirer l’attention des médias et de l’opinion publique sur le drame vécu par les séquestrés et leurs familles, en vain.

A la mi-juin 2007, pour « défier l’indifférence des colombiens », il a décidé de rejoindre à pied la capitale, Bogota, distante de plus de neuf cents kilomètres et s’est lancé sur la route, les chaînes au cou, sans logistique, sans argent, avec pour seul accompagnateur sa fille, Yury Tatiana, et une ambition : récolter 500 000 signatures en faveur de l’accord humanitaire. Parti dans l’indifférence générale, son espoir de voir le peuple colombien se mobiliser enfin pour les otages s’est réalisé.

Son périple, vite baptisé « Marche pour la paix » a été suivi par toute la Colombie, les journaux, les radios et télévisions commentant chaque jour sa progression. Une vague de soutien exceptionnelle l’a accompagné tout au long de ces neuf cents kilomètres de marche, des milliers de personnes dans son sillage partageant son combat pour quelques heures, quelques jours. Accompagné par de nombreux parents d’otages, dont les proches d’Ingrid Betancourt, et par le Maire de la ville, il est entré dans Bogota le mercredi 1er Août, après quarante cinq jours de voyage, porteur de deux millions de signatures en faveur de l’accord humanitaire. Accueilli par des milliers de colombiens qui l’ont reçu en héros lorsqu’il est arrivé place Simon Bolivar, Gustavo Moncayo a tenu son pari : nul ne peut plus ignorer le sort des otages de Colombie. Dès lors, Il fut connu comme le Marcheur de la Paix. Photos de la marche

“ Je ne suis plus libre...
j’ai perdu ma liberté en échange de la paix de tout le peuple colombien...
je me souviens du moment où j’ai décidé d’abandonner mon travail, ma maison, mon statut social, parce que je suis déterminé à donner ma vie pour l’Accord Humanitaire...
C’est mon destin.”

 


Gustavo MONCAYO


PABLO EMILIO MONCAYO CABRERA vous demande, à vous, de réclamer sa liberté.
Voici son message....

" Depuis le 16 avril 2009, date à laquelle les FARC décidèrent de me libérer unilatéralement, je déambule de part en part au milieu de la jungle, ESQUIVANT DES INTERVENTIONS ARMEES, LES BOMBARDEMENTS, LES TIRS DE MITRAILLETTES, ACTIONS QUI METTENT EN PERIL MON INTEGRITE PHYSIQUE… " j'espère que le Gouvernement ne continue pas à mettre des obstacles à ma libération.

" Nous avons donné la meilleure période de notre vie…avec abnégation et sacrifice, pour recevoir en retour, l'ingratitude, l'oubli "… ce n'est que justice qu'ils cessent de nous refuser le droit d'être libres !! " Monsieur le Président… toc, toc, toc, toc…ouvrez la porte s'il vous plait !... CAR JE VEUX ÊTRE LIBRE !! "


La longue marche d'un père
Patrick BELE publié dans le Figaro du 18 mars 2010

Le caporal Emilio Moncayo, détenu dans la forêt colombienne depuis douze ans, pourrait être libéré avant la fin de la semaine. Un accord a été signé entre les autorités et la Croix-Rouge. Son père, Gustavo, raconte son combat pour arracher son fils aux mains des Farc. Depuis le 26 octobre 2006, Gustavo Moncayo porte des chaînes aux poignets. « Ce jour-là, j'ai décidé que je les garderais jusqu'à ce que mon fils soit libéré », explique-t-il. Cela pourrait se passer demain ou vendredi. Emilio, son fils, est aux mains des Farc depuis le 21 décembre 1997. Dans les montagnes de la cordillère centrale, sa garnison est attaquée. Vingt-deux de ses camarades sont tués. Il est enlevé avec dix-sept autres. Il n'a pas 19 ans. Lire la suite

 

Pablo Emilio Moncayo Cabrera. Histoire triste...
Dominique Bouillon FICIB (Fédération Internationale des Comités Libertad)

Pablo Emilio Moncayo Cabrera est né le 26 février 1979 au foyer de Gustavo Moncayo et de Maria Estela Cabrera. Il est le premier enfant de ce couple d’enseignants qui vit chichement a Sandona, dans la province du Narino, à l’extrême sud de la Colombie. La famille s’agrandit ensuite avec les arrivées successives de trois soeurs : Nora Elena, Carol Dayana, puis Yury Tatiana..... Lire la suite

 

Le calvaire des familles MONCAYO et CALVO
ELPAIS.COM.CO-COLPRENSA (27 novembre 2009)

C'est la chronologie du calvaire du caporal Pablo Emilio Moncayo, séquestré il y a 12 ans, et du soldat professionnel Josue Daniel Calvo, privé de sa liberté le mois d'avril dernier, qui, bien que n'étant pas aux mains des FARC pendant le même temps, partagent l'angoisse d'être loin de leurs familles, dans un lieu inconnu de la jungle colombienne.

Leur drame, comme celui des autres militaires séquestrés, est également vécu par les familles. Prenons pour exemple le cas du professeur Gustavo Moncayo, qui a parcouru le pays et une partie du monde en exigeant la liberté de son fils..... Lire la suite